5 témoignages · cliquez pour lire
Charlotte
Entrée en M1 · 2024–2025
J’ai commencé mes études supérieures par une licence pluridisciplinaire de l’Université PSL, intitulée « Sciences pour un monde durable ». Cette formation m’a beaucoup apporté : elle m’a notamment fait prendre conscience de l’importance de l’interdisciplinarité et du dialogue entre les disciplines, et elle m’a permis de faire mes premiers pas dans le monde de la recherche à travers plusieurs stages. Surtout, elle m’a fait découvrir les sciences cognitives, une discipline que je ne connaissais pas auparavant. J’ai adoré dès le premier jour !
J’ai ensuite décidé de poursuivre des études alliant enjeux environnementaux et sciences cognitives. Rejoindre ce master de l’ENS s’est donc imposé comme une étape naturelle. Jusqu’ici, la formation m’a apporté exactement ce que je cherchais : un excellent enseignement académique, des bases solides dans tous les domaines des sciences cognitives (même ceux que je ne connaissais pas du tout), et la possibilité de me spécialiser dans les sujets qui m’intéressent le plus, grâce à des cours que j’ai pu choisir moi-même et à des stages de recherche. Mon sujet de recherche actuel porte sur la psychologie environnementale.
Rejoindre ce master m’a aussi ouvert d’autres portes. En parallèle du master, je valide une mineure en politiques publiques, avec une spécialisation en environnement, qui me permet de mieux comprendre le fonctionnement de l’administration française et la manière dont les politiques publiques sont conçues et mises en œuvre.
Et je ne vous parle même pas de la vie étudiante incroyablement riche à l’ENS, des associations étudiantes aux activités sportives – je pourrais en parler pendant des heures.
En résumé, le master de sciences cognitives offre l’équilibre parfait entre exigence académique et liberté de construire un parcours qui correspond vraiment à ses centres d’intérêt. J’ai très hâte de poursuivre en deuxième année et de découvrir ce qui m’attend… un doctorat, je l’espère !
Lio
Entré en M1 · 2023–2024
Mon objectif à long terme est de devenir fondateur et de contribuer à traduire les avancées de notre compréhension de l’esprit en produits ayant un véritable impact sociétal. Le master a été un cadre exceptionnel pour bâtir les fondations intellectuelles de cette ambition.
Avant de rejoindre le master de sciences cognitives, j’ai étudié les mathématiques, l’économie et l’informatique à l’École polytechnique et à UC Berkeley. J’ai mené des recherches en économie (économie comportementale et économie de l’éducation) et travaillé au sein de la Behavioural Insights Team, où j’ai appliqué les méthodes des sciences comportementales à des problématiques de politiques publiques en France, au Royaume-Uni et au Canada.
Découvrir l’intelligence artificielle m’a convaincu que comprendre la cognition n’est pas seulement une démarche académique, mais aussi une nécessité pratique. Certaines des innovations les plus marquantes des prochaines décennies émergeront à l’intersection de l’intelligence artificielle et de l’intelligence humaine. Si l’IA s’est d’abord inspirée des tentatives de comprendre l’esprit humain, elle devient de plus en plus un outil pour étudier la cognition elle-même. Je trouve ce dialogue entre les deux champs particulièrement fascinant.
C’est ce qui m’a attiré vers le master de sciences cognitives. Peu de formations réunissent les neurosciences, l’informatique, les sciences sociales et la philosophie avec une telle profondeur. L’interdisciplinarité ne se limite pas à la diversité des cours proposés : elle est inscrite dans la manière même dont la recherche est menée, de nombreux enseignants travaillant au sein d’équipes interdisciplinaires qui examinent les mêmes questions sous des angles différents. Conjuguée à la diversité des parcours et à la curiosité intellectuelle des étudiants, elle crée un environnement remarquablement stimulant, où les idées sont sans cesse mises à l’épreuve !
Le master accorde aussi à ses étudiants un degré d’autonomie remarquable. Cette souplesse m’a permis de consacrer une année de césure à un autre master à l’Université Columbia, où j’ai enseigné la théorie des jeux comme assistant d’enseignement, approfondi ma compréhension de l’économie et de la finance, et travaillé dans le capital-risque. Cette année a été très complémentaire de l’ENS, en me confrontant directement aux entrepreneurs et aux idées qui façonnent les technologies émergentes.
Pour quelqu’un qui s’intéresse à la fois à la recherche et à l’entrepreneuriat, le master a été un cadre exceptionnel pour grandir. Il m’a doté à la fois du cadre intellectuel pour aborder certaines des questions les plus importantes soulevées par l’IA (de la nature de l’intelligence humaine à l’avenir de l’éducation et du travail) et des bases techniques nécessaires pour poursuivre des idées ambitieuses à l’intersection des sciences cognitives et de la technologie.
Mathilde
Entrée en M1 · 2024–2025
Ayant effectué toute ma scolarité en province, loin de Paris, je décrirais mon parcours comme typiquement français. Après l’obtention de mon baccalauréat, je me suis lancée dans trois années de CPGE B/L (Lettres et sciences sociales) à Cannes (Alpes-Maritimes), durant lesquelles j’ai développé un vif intérêt pour le raisonnement philosophique et pour les objets d’étude de la sociologie. La prépa B/L étant une formation littéraire exigeante, principalement destinée à préparer des concours spécifiques d’entrée aux Grandes Écoles, je n’ai eu ni l’occasion ni le temps d’effectuer des stages de recherche – et encore moins scientifiques.
J’avais donc toujours pensé que, sur le papier, je n’avais pas le bon profil pour intégrer un master de sciences cognitives – « trop » littéraire, pas assez empirique… Pourtant, j’étais convaincue que les sciences cognitives étaient nécessaires à mon développement intellectuel : pour ancrer mon raisonnement philosophique dans des approches scientifiques et pour dépasser la dimension descriptive de la sociologie afin de comprendre le fondement même des faits sociaux à travers les mécanismes cognitifs.
Alors j’ai décidé de tenter ma chance – après tout, pourquoi pas ? Si l’on ne fait rien, il ne se passe rien !
Et aujourd’hui, en partie parce que les sciences cognitives se nourrissent de la diversité des parcours, me voici en deuxième année du master de sciences cognitives à l’ENS ! Après une première année où je me suis ouverte à des disciplines qui m’étaient totalement inconnues – avec de la motivation, rien n’est impossible ! – comme les neurosciences cognitives et la modélisation cognitive, afin d’élargir mon horizon de connaissances, je me suis recentrée cette année sur la raison même pour laquelle j’ai rejoint ce programme : la cognition sociale, et en particulier la psychologie évolutionnaire, une discipline fascinante encore trop peu connue dans le paysage académique français mais qui, selon moi, mérite une bien plus grande reconnaissance. J’ai également eu la chance de réaliser des stages dans des laboratoires de l’ENS – d’abord au LNC2, puis à l’Institut Jean Nicod – sur des projets variés mêlant psychologie expérimentale et cognition sociale, allant d’un projet sur les émotions collectives au théâtre à un autre sur les changements comportementaux et motivationnels au cours de la ménopause.
Au-delà des nouvelles connaissances acquises grâce à ce master, je serais très heureuse d’en repartir avec des compétences en recherche et une solide maîtrise des bonnes pratiques de la recherche scientifique, car la recherche est véritablement au cœur de cette formation. C’est aussi pourquoi, grâce à un cursus souple me permettant d’effectuer mon M2 sur deux ans, j’ai décidé de commencer cette année une licence de psychologie afin de me former à la pratique clinique, de compléter la dimension purement orientée recherche, et de mieux faire correspondre mon parcours à la personne que je suis et que je souhaite devenir. J’envisage en effet, peut-être plus tard, une carrière hybride alliant recherche et pratique clinique, tout en restant ouverte à d’autres opportunités professionnelles atypiques.
Enfin, et ce n’est pas le moindre : pour toutes celles et ceux qui, comme moi, accordent une grande importance à l’ambiance de leur lieu d’études, vous ne pouvez pas vous tromper en rejoignant le master de sciences cognitives de l’ENS : les chercheurs sont vraiment attentifs et disponibles pour vous accompagner, mais surtout le master est rempli d’étudiants qui sont des personnes formidables avec qui vous nouerez des amitiés fortes et durables ! Mon expérience du master est aussi indissociable de mon expérience de la vie étudiante et associative à l’ENS, qui contribue très largement à mon épanouissement personnel – que ce soit comme responsable d’un club de danse K-pop où j’enseigne des chorégraphies en vue des nombreux spectacles de l’ENS, ou comme responsable d’émENSip’, une association d’égalité des chances qui agit dans les territoires défavorisés.
En somme, ce que représente pour moi le master de sciences cognitives de l’ENS, c’est : le respect des profils atypiques, l’enrichissement intellectuel, la rigueur scientifique, et un vrai plaisir à travers une vie étudiante dynamique !
Rayan
Entré en M1 · 2024–2025
J’ai grandi à Beyrouth, au Liban, et je suis arrivé à Paris pour ma licence : j’ai étudié la philosophie avec une mineure en économie au Cycle Pluridisciplinaire d’Études Supérieures (CPES) de PSL, une formation de premier cycle pluridisciplinaire mettant l’accent sur la recherche. J’y ai rapidement découvert un intérêt grandissant pour la philosophie de l’esprit et du langage, animé par le désir de mieux comprendre les capacités cognitives humaines – principalement la mémoire, l’imagination, le voyage mental dans le temps et leur rapport au langage – tant sur le plan conceptuel que biologique. Tout en étudiant la philosophie, j’ai compris que je ne voulais pas me limiter à la boîte à outils d’une seule discipline : je souhaitais approfondir mes connaissances philosophiques, certes, mais aussi me familiariser avec la linguistique et les outils computationnels, tout en me formant comme neuroscientifique et chercheur expérimental. C’est précisément cet objectif qui se rapproche un peu plus chaque jour depuis que j’ai rejoint le master de sciences cognitives de l’ENS.
C’est en grande partie grâce aux innombrables discussions que j’ai eues, pendant et après les cours, avec des enseignants dont la patience est aussi remarquable que précieuse, mais aussi – et peut-être tout autant ! – aux conversations sans fin partagées avec les amis que j’ai rencontrés ici, au sein du département comme au-delà.
Depuis mon entrée dans le master, je m’intéresse de plus en plus à la manière dont la recherche fondamentale en neurosciences cognitives et en philosophie des sciences cognitives peut s’inscrire dans les débats de société – un intérêt né en grande partie du cours de M1 Neurons, networks, and behavior. J’ai pu depuis explorer mes centres d’intérêt en suivant plusieurs cours, tels que Self and consciousness, Psychological capacities et Art and cognition, qui m’ont offert un aperçu rigoureux de plusieurs débats en cours au sein des sciences cognitives et des disciplines voisines.
Étant également inscrit au Diplôme de l’ENS (DENS), j’ai suivi par ailleurs des cours de philosophie, d’arts ou encore de journalisme, parmi d’autres disciplines. Ces expériences m’ont permis d’élargir le regard que l’on peut porter sur la mémoire, l’imagination, le temps et le soi – mes principaux objets de recherche –, tout en réfléchissant à la manière dont les connaissances en sciences cognitives peuvent être transmises aux non-spécialistes et nourrir les débats publics sur des sujets qui me tiennent particulièrement à cœur, comme l’empathie, l’identité et le rôle de la fiction dans la cognition.
Au-delà des cours, j’ai aussi eu l’occasion de mettre ces questions en pratique en enseignant un module « Sciences within society » à des lycéens durant ma première année à l’ENS, par l’intermédiaire de l’association TALENS. On m’a laissé une entière liberté pédagogique pour élaborer un programme sur toute l’année, explorant la façon dont les connaissances scientifiques peuvent éclairer des enjeux de société concrets, parmi lesquels la dépression et la santé mentale, ou encore les débats autour du transhumanisme.
Un autre aspect du master que je tiens particulièrement à souligner est sa souplesse : il y a autant de projets et de trajectoires différents dans le master que d’étudiants. Au cours de ma deuxième année, j’ai pu étaler mes enseignements afin de mener mon premier projet de recherche indépendant, dans lequel j’étudie le rôle des signaux endogènes, des abstractions et de l’imagination dans la structuration des cartes cognitives temporelles humaines et dans la formation de la mémoire. Pour la suite, j’espère approfondir les liens entre signaux endogènes, cartes cognitives et représentations du soi – lors d’un doctorat, je l’espère !
Enfin, et c’est peut-être le plus important, je tenais à souligner que, depuis mon entrée dans le master, j’ai noué des amitiés qui me sont très chères et créé des souvenirs que je garderai pendant des années. Que ce soit à travers les événements étudiants, les séminaires académiques, les sorties au ski, les fêtes sur le campus, les spectacles de danse, ou en rejoignant des clubs étudiants comme le club de pompom et de cheerleading de l’ENS (une passion devenue aujourd’hui une part intégrante de mon quotidien !), j’ai trouvé un environnement qui me permet d’apprendre, d’approfondir mes connaissances, d’élargir mes horizons, de rencontrer des personnes remarquables et de grandir tant intellectuellement que personnellement.
Romain
Entré en M1 · 2025–2026
Militaire de l’armée française et ancien élève de l’École polytechnique, j’ai rejoint le master de sciences cognitives de l’ENS-PSL dans le cadre d’une spécialisation professionnelle. Ce programme m’a attiré par sa forte approche pluridisciplinaire, qui correspond parfaitement à mes objectifs d’apprentissage, ainsi que par l’excellence de ses enseignements et par une pédagogie concrète, tournée vers le stage.
La première année du master m’a apporté tout ce que je recherchais : de larges éclairages et des liens réguliers entre les six piliers des sciences cognitives, une première occasion d’approfondir mes principaux sujets d’intérêt, et un stage en laboratoire pour me familiariser avec le milieu de la recherche.
J’ai particulièrement apprécié l’importance accordée, dans chaque cours, à l’esprit critique et à l’évaluation des méthodologies et des résultats de recherche. J’ai le sentiment d’avoir été solidement formé aux méthodes nécessaires pour mener un travail scientifique rigoureux.
Les enseignants et les chercheurs sont très accueillants et disponibles, que ce soit pour échanger, fournir des explications ou même donner des conseils sur les parcours universitaires. Le Département d’études cognitives de l’ENS est à la fois une famille et un foyer. Les autres étudiants viennent du monde entier et ont des parcours académiques très variés, ce qui rend les échanges particulièrement enrichissants : on trouve toujours quelqu’un qui partage ses centres d’intérêt ou qui aide à prendre du recul en offrant un regard neuf et éclairant.